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Vous êtes indépendant ou dirigeant TNS ? Votre plafond de déduction est majoré : découvrez notre page PER pour indépendants et TNS.

Le plan d’épargne retraite

Une enveloppe conçue pour un objectif : préparer votre retraite. Elle offre en échange un avantage fiscal immédiat et impose une contrainte de disponibilité.

Tout l’arbitrage tient dans cet échange, et dans un point que personne n’explique : ce qui se passe si vous décédez avant d’avoir liquidé le plan.

Un avantage fiscal contre une contrainte

Vous versez, et vous déduisez. Les sommes versées peuvent être déduites de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond qui dépend de vos revenus professionnels et de votre statut. Plus votre taux marginal d’imposition est élevé, plus l’économie est significative.

En contrepartie, c’est un effort d’épargne réel : l’argent sort de votre trésorerie disponible pour être immobilisé jusqu’à la retraite.

Un exemple concret.

Vous êtes imposé dans la tranche à 41 % et vous versez 10 000 € sur votre PER.

Cette somme vient en déduction de votre revenu imposable. L’économie d’impôt s’élève donc à 4 100 €. Autrement dit, votre effort d’épargne réel n’est pas de 10 000 € mais de 5 900 € : la différence est de l’impôt que vous n’avez pas payé, et qui se retrouve investi sur votre plan.

C’est le mécanisme central du PER. Vous immobilisez 10 000 € qui travaillent pendant toute la durée du plan, alors que 4 100 € seraient partis au Trésor public sans jamais rien produire.

Vous pouvez aussi ne pas déduire. C’est un choix ouvert à chaque versement. Renoncer à la déduction à l’entrée allège la fiscalité à la sortie : les sommes non déduites ne sont pas réimposées lors du retrait, seuls les gains le sont.

Quand ce choix a-t-il un sens face à une assurance vie ?

Rarement, et il faut être honnête sur ce point.

Si vous ne déduisez pas vos versements, le PER perd son avantage principal et conserve sa contrainte : le blocage jusqu’à la retraite. Dans la plupart des cas, une assurance vie offre alors le même potentiel sans l’immobilisation. Notre comparatif assurance-vie ou PER détaille cet arbitrage selon l’objectif, l’horizon et le besoin de disponibilité.

Le versement non déduit garde une utilité dans deux situations précises.

Vous êtes faiblement imposé aujourd’hui, mais vos revenus vont augmenter. Déduire à 11 % pour être imposé à 30 % à la sortie serait une mauvaise opération. Verser sans déduire vous permet de commencer à capitaliser dans l’enveloppe, en attendant de déduire les versements des années suivantes.

Vous avez saturé votre plafond de déduction. Les versements au-delà du plafond ne sont pas perdus : ils sont enregistrés comme non déduits et suivront le régime de sortie allégé.

En dehors de ces deux cas, l’assurance vie est généralement plus adaptée. Nous vous le dirons.

Votre argent est bloqué jusqu’à la retraite. C’est la contrepartie de l’avantage fiscal. La loi prévoit toutefois six cas de déblocage anticipé, dont l’un est particulièrement utilisé et mérite d’être connu avant de verser.

Voir les cas de déblocage anticipé, détaillés ci-dessous.

À la sortie, vous choisissez. Capital en une ou plusieurs fois, rente viagère, ou une combinaison. Le choix se fait au moment de la sortie, pas à l’entrée.

L’arbitrage central.

Le PER n’annule pas l’impôt, il le décale. Vous économisez aujourd’hui à votre taux marginal actuel, et vous serez imposé demain à votre taux de retraité.

L’opération est favorable si votre taux baisse à la retraite, ce qui est le cas le plus fréquent puisque les revenus diminuent. Elle l’est moins dans le cas inverse, et elle perd son intérêt si vous êtes faiblement imposé aujourd’hui.

Mais le calcul ne s’arrête pas là. Pendant toute la durée du plan, l’impôt que vous n’avez pas payé reste investi et capitalise. Sur notre exemple à 41 %, ce sont 4 100 € qui travaillent pendant vingt ou trente ans au lieu d’être versés au Trésor public.

C’est cette capitalisation de l’impôt différé qui fait l’essentiel de la performance du dispositif. Elle explique pourquoi le PER reste intéressant même lorsque le taux d’imposition à la sortie ne baisse que modérément.

Encore faut-il que le plan travaille réellement. Un PER qui dort sur un support inadapté ne produit pas cette capitalisation, et l’avantage se réduit à un simple report d’impôt.

Combien pouvez-vous déduire ?

Le plafond de déduction dépend de votre statut, et l’écart entre salariés et travailleurs non salariés est considérable.

Si vous êtes salarié ou dirigeant assimilé

Votre plafond correspond au plus élevé de ces deux montants : 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente, retenus dans la limite de huit fois le PASS, ou 10 % du PASS de l’année en cours.

Le plancher s’établit ainsi à 4 806 € pour les revenus modestes.

Un exemple : avec 75 000 € de revenus nets, vous pouvez déduire jusqu’à 7 500 € de versements.

Si vous êtes travailleur non salarié

Le législateur a prévu un régime nettement plus favorable, en contrepartie de droits à la retraite obligatoire plus faibles.

Votre plafond cumule deux composantes : 10 % de votre bénéfice imposable dans la limite de huit PASS, auxquels s’ajoutent 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre un et huit PASS.

Le plafond maximal atteint ainsi environ 88 900 € en 2026, soit plus du double de celui d’un salarié.

Le PASS, qui sert de base à tous ces calculs, est fixé à 48 060 € pour 2026.

Votre plafond personnalisé figure sur votre avis d’imposition. Les montants indiqués ici sont des maximums théoriques : le vôtre dépend de vos revenus réels. Si vous dirigez une société, consultez aussi notre comparatif entre PER d’entreprise et PER individuel pour le dirigeant.

Si votre avis mentionne un « plafond non utilisé pour les revenus », notre guide explique à quoi il correspond et comment l’utiliser avant son expiration.

Trois mécanismes que peu de professionnels connaissent

Le report des plafonds non utilisés. Si vous n’avez pas consommé l’intégralité de votre plafond les années précédentes, vous pouvez le rattraper. La loi de finances 2026 a porté ce report de trois à cinq ans pour les versements effectués à compter de 2026.

C’est une souplesse réelle pour les revenus variables : une année exceptionnelle peut désormais absorber cinq années de plafonds accumulés plutôt que trois.

La mutualisation entre conjoints. Les couples mariés ou pacsés peuvent additionner leurs plafonds respectifs. C’est un levier largement sous-utilisé, notamment lorsque l’un des deux conjoints dispose d’un plafond qu’il ne consomme pas.

Ces règles paraissent techniques. Elles déterminent pourtant l’essentiel de ce que le PER peut vous apporter, et c’est le premier calcul que nous faisons sur votre situation.

Ce que change la loi de finances 2026

Trois évolutions modifient l’équation du PER cette année. Aucune ne remet en cause l’intérêt du dispositif, mais toutes méritent d’être connues avant de verser.

Les versements ne sont plus déductibles après 70 ans

C’est le changement le plus structurant. Passé votre soixante-dixième anniversaire, vous pouvez toujours alimenter votre plan, mais les versements ne viennent plus en déduction de votre revenu imposable.

La mesure s’applique rétroactivement aux versements effectués depuis le 1er janvier 2026. Si vous avez versé cette année après 70 ans, ces sommes ne seront pas déductibles.

En contrepartie, ces versements non déduits sortent en exonération d’impôt sur le revenu : seuls les gains sont taxés.

Le signal du législateur est clair. Le PER est conçu comme un outil de préparation progressive, pas comme un levier d’optimisation de dernière minute. Cela renforce l’intérêt de concentrer vos versements significatifs avant cet âge.

Le report des plafonds passe de trois à cinq ans

Vous disposez désormais de cinq années pour mobiliser les plafonds de déduction que vous n’avez pas consommés, au lieu de trois. La mesure s’applique aux versements effectués à compter de 2026.

C’est une souplesse réelle pour les revenus variables. Un indépendant qui réalise une année exceptionnelle peut concentrer un versement important en mobilisant cinq années de plafonds accumulés.

La mutualisation entre conjoints reste par ailleurs possible : les couples mariés ou pacsés peuvent additionner leurs plafonds respectifs. C’est un levier largement sous-utilisé.

Les prélèvements sociaux passent à 18,6 %

La hausse de la CSG porte les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les sommes récupérées, que la sortie se fasse en capital ou en rente. Le nouveau taux s’applique depuis le 1er janvier 2026.

Deux précisions qui changent la lecture

Cette hausse ne concerne pas toutes les enveloppes. L’assurance-vie conserve le taux de 17,2 %, en vertu d’une exception prévue par la loi. La distinction compte lorsqu’il s’agit d’arbitrer entre plusieurs enveloppes pour une même somme.

Les anciens contrats conservent leur régime. Un contrat Madelin ou un PERP qui n’a pas été transféré n’est pas concerné par ces trois changements et garde ses règles propres. C’est un élément à peser avant d’envisager un transfert.

Un dernier point tempère cette hausse : tant que les fonds restent investis dans le PER, les gains ne supportent ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux. La taxation n’intervient qu’à la sortie. Ce différé reste l’un des principaux atouts de l’enveloppe.

Ce dernier point mérite d’être instruit au cas par cas. Un ancien contrat qui conserve son régime n’est pas nécessairement moins avantageux, et le transfert n’est pas toujours la bonne décision.

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Sortir avant la retraite

La loi prévoit sept situations dans lesquelles les sommes redeviennent disponibles avant le départ en retraite. Elles ne se valent pas du tout sur le plan fiscal, et c’est un point décisif.

L’acquisition de la résidence principale. Le cas le plus utilisé, et le seul qui ne relève pas d’un accident de la vie. Il permet de mobiliser l’épargne constituée pour un apport immobilier.

L’invalidité de 2e ou 3e catégorie, qu’elle concerne le titulaire du plan, son conjoint ou partenaire de PACS, ou l’un de ses enfants.

Le décès du conjoint ou du partenaire lié par un PACS.

L’expiration des droits à l’assurance chômage.

Le surendettement, sur demande de la commission de surendettement.

La cessation d’une activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire. Ce cas concerne directement les indépendants et les dirigeants.

L’affection grave, le handicap ou l’accident d’une particulière gravité d’un enfant à charge. Ce cas a été introduit en juin 2026.

Deux régimes fiscaux radicalement différents.

Les six accidents de la vie bénéficient d’un traitement très favorable. Le capital correspondant aux versements sort en exonération d’impôt sur le revenu. Seuls les gains supportent les prélèvements sociaux.

La logique du législateur est simple : ces situations ne sont pas choisies. Il serait injuste de taxer quelqu’un qui débloque son épargne parce qu’il vient de perdre son conjoint ou d’être reconnu invalide.

L’acquisition de la résidence principale, à l’inverse, est fiscalement lourde. Les sommes correspondant aux versements que vous avez déduits sont réintégrées à votre revenu imposable de l’année, et imposées au barème. Les gains, eux, supportent le prélèvement forfaitaire.

Là aussi la logique se comprend : vous avez choisi de sortir, et l’État récupère l’avantage qu’il vous avait consenti. Mais l’effet est brutal, car la réintégration peut vous faire changer de tranche marginale l’année du déblocage.

Ce que cela implique concrètement. Débloquer un PER pour acheter sa résidence principale est possible, mais rarement optimal. Si l’achat immobilier fait partie de vos projets à moyen terme, une assurance vie constitue une enveloppe plus adaptée pour la partie de l’épargne qui y sera consacrée.

C’est exactement le genre d’arbitrage qui se pose avant de verser, pas au moment de débloquer.

Les supports disponibles

Le fonds en euros

Le fonds en euros offre une garantie du capital, nette des frais de gestion. Il convient à la partie de l’épargne dont la disponibilité approche, mais son potentiel est limité sur un horizon long.

Les unités de compte

Les unités de compte. Non garanties, avec un risque de perte en capital, mais un potentiel supérieur sur longue période. Elles donnent accès aux mêmes classes d’actifs qu’un contrat d’assurance vie : actions, obligations, ETF, immobilier via des supports collectifs, monétaire, supports structurés.

Comment votre plan est piloté

Trois modes de gestion coexistent, et vous choisissez celui qui vous convient.

La gestion libre. Vous décidez vous-même de la répartition entre le fonds en euros et les unités de compte, et vous arbitrez quand vous le souhaitez. Elle suppose du temps et un suivi régulier.

La gestion à horizon. C’est l’option retenue par défaut sur la plupart des plans. L’allocation se sécurise progressivement à mesure que la retraite approche : la part d’unités de compte diminue automatiquement au profit du fonds en euros. Le mécanisme correspond à la logique du produit, dont l’horizon est connu à l’avance. Vous pouvez y renoncer à tout moment.

La gestion déléguée. Vous confiez le pilotage de votre allocation à une société de gestion, en désignant celle dont l’approche vous convient parmi celles que propose le contrat. Elle prend les décisions d’allocation et d’arbitrage selon un profil de risque défini avec vous, et vous rend compte périodiquement.

Ce choix n’est pas définitif : vous pouvez passer d’un mode à l’autre en cours de vie du plan.

Ce qui se passe si vous décédez avant d’avoir liquidé le plan

C’est le point le moins connu du PER, et l’un des plus déterminants.

Une distinction préalable : PER assurantiel ou PER bancaire ?

Tout ce qui suit ne vaut que pour le PER assurantiel, souscrit auprès d’une compagnie d’assurance. Il comporte une clause bénéficiaire et échappe à la succession.

Le PER bancaire, ouvert en compte-titres auprès d’un établissement financier, suit une logique inverse : au décès, l’épargne entre dans l’actif successoral et subit les droits de succession de droit commun. Aucun abattement de 152 500 €, aucune clause bénéficiaire.

C’est une différence structurelle, rarement expliquée au moment de la souscription, et qui change complètement le résultat pour vos proches. Nous ne distribuons que des PER assurantiels.

Le PER assurantiel n’entre pas dans la succession. Comme l’assurance-vie, il comporte une clause bénéficiaire et les capitaux vont directement aux personnes désignées. Deux régimes s’appliquent, selon votre âge au décès, et non selon votre âge au moment des versements, contrairement à l’assurance-vie.

Décès avant 70 ans

Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. C’est le même régime que l’assurance-vie, prévu par le même article du Code général des impôts.

Cet abattement est commun à l’assurance-vie et au PER. Un même bénéficiaire ne dispose pas de 152 500 € au titre de l’assurance-vie et de 152 500 € au titre du PER : il dispose de 152 500 € au total, tous contrats du même défunt confondus. C’est un point systématiquement mal compris.

Décès après 70 ans

Abattement global de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires, commun lui aussi avec l’assurance-vie. Au-delà, droits de mutation à titre gratuit selon le lien de parenté.

Et voici la différence majeure avec l’assurance-vie : sur un PER, les primes et les gains sont taxés. Là où l’assurance-vie exonère totalement les gains produits par les versements après 70 ans, le PER les réintègre dans l’assiette taxable.

Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés, quel que soit votre âge.

Ce qui précède ne concerne pas le conjoint marié ni le partenaire lié par un PACS. Ils sont totalement exonérés de droits sur les capitaux transmis, sans plafond et sans considération d’âge au décès. Les frères et sœurs peuvent l’être également, sous conditions strictes.

Concrètement, un PER dont le conjoint est bénéficiaire lui revient intégralement, sans impôt. Seuls les prélèvements sociaux sur les gains s’appliquent.

C’est ce qui fait du PER un outil de protection du conjoint souvent sous-estimé : les sommes ont été déduites de votre revenu imposable à l’entrée, et elles sont transmises sans fiscalité de transmission à la sortie.

Et si vous décédez pendant la phase de rente ?

Une fois le plan liquidé et la rente en cours de versement, tout dépend de l’option retenue au moment de la liquidation.

Rente viagère simple, sans réversion ni annuités garanties : le versement cesse à votre décès. L’épargne restante n’est pas transmise. C’est la contrepartie d’une rente plus élevée de votre vivant.

Rente réversible : la rente continue d’être versée au réversataire désigné, généralement le conjoint, à un taux défini au départ.

Rente avec annuités garanties : le versement se poursuit au bénéfice de la personne désignée, pendant la durée garantie restant à courir.

Ce choix se fait au moment de la liquidation et devient irréversible. C’est l’un des arbitrages les plus lourds du PER, et il se prépare bien avant le départ en retraite.

Faut-il « mourir avec son PER » ?

La question mérite d’être posée sérieusement, parce que la réponse est souvent plus favorable qu’on ne le croit.

En cas de décès avant 70 ans, le PER assurantiel transmet sous le régime de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire, exactement comme l’assurance vie. Et l’impôt que vous avez économisé à l’entrée n’est jamais rattrapé, puisqu’il n’y a pas de liquidation.

En cas de décès après 70 ans, l’abattement tombe à 30 500 € partagé entre les bénéficiaires, et les gains deviennent taxables. Le régime paraît donc moins favorable.

Mais trois éléments changent complètement ce calcul.

Le PER n’a pas de compartiments. C’est une différence structurelle avec l’assurance vie, et elle joue dans les deux sens. Sur un contrat d’assurance vie, le régime applicable dépend de votre âge au moment de chaque versement : les primes versées avant 70 ans restent sous le régime favorable même si vous décédez plus tard. Sur un PER, seule compte la date du décès. Un décès après 70 ans fait basculer l’intégralité des capitaux sous le régime moins favorable, y compris les sommes versées à 40 ans.

C’est un point qu’il faut connaître avant d’arbitrer, et qui plaide pour ne pas concentrer toute son épargne longue sur un PER.

Les capitaux décès d’un PER ne supportent pas les prélèvements sociaux. C’est un avantage réel et peu connu. Sur une assurance vie, les intérêts qui n’ont pas encore été soumis aux prélèvements sociaux du vivant du souscripteur le sont au décès, à hauteur de 17,2 %, y compris lorsque le bénéficiaire est le conjoint. Sur un PER assurantiel, ils ne le sont pas.

À cela s’ajoute un second effet, qui joue pendant toute la vie du plan : sur une assurance vie, les prélèvements sociaux sur le fonds en euros sont prélevés chaque année à l’inscription des intérêts. Sur un PER, ils ne le sont pas. Ce qui n’est pas prélevé continue de capitaliser, année après année.

L’abattement s’apprécie par bénéficiaire. Les 152 500 € sont communs à l’assurance vie et au PER pour un même bénéficiaire, mais ils se renouvellent pour chaque personne désignée. Répartir les bénéficiaires entre vos contrats permet donc d’utiliser plusieurs abattements plutôt que d’en saturer un seul.

La combinaison la plus efficace.

Le conjoint marié ou le partenaire de PACS est totalement exonéré de droits de transmission, sans plafond et sans condition d’âge. Le désigner bénéficiaire du PER permet de transmettre l’intégralité du plan sans fiscalité, et sans consommer le moindre abattement.

Les enfants, eux, disposent chacun de leur abattement de 152 500 € : les désigner sur les contrats d’assurance vie permet d’utiliser pleinement cette enveloppe.

Cette répartition suppose une clause bénéficiaire rédigée en tenant compte de l’ensemble de vos contrats, et non contrat par contrat. C’est un travail que personne ne fait spontanément.

En résumé. Le PER est un outil de transmission plus puissant qu’il n’y paraît, notamment parce qu’il échappe aux prélèvements sociaux. Mais l’absence de compartiments impose de raisonner sur l’ensemble de votre patrimoine, pas produit par produit. Cela reste un élément d’une stratégie, jamais un objectif en soi : personne ne construit son patrimoine en pariant sur la date de son décès.


Une question sur votre situation ? Parlons-en.

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À titre personnel

Vous êtes fortement imposé. C’est le premier critère. L’intérêt du PER croît avec votre tranche marginale d’imposition. En dessous d’un certain niveau, l’avantage devient marginal et la contrainte de blocage n’est plus compensée.

Vous êtes indépendant ou professionnel libéral. Vos droits à la retraite obligatoire sont structurellement inférieurs à ceux d’un salarié à revenu équivalent. Le PER comble cet écart, et le fait avec un avantage supplémentaire : les travailleurs non salariés disposent d’un plafond de déduction spécifique, sensiblement plus élevé que celui applicable aux salariés.

Cette double particularité, un besoin plus important et une capacité de déduction plus large, fait du PER un dispositif particulièrement adapté aux indépendants et aux professions libérales.

Vous êtes dirigeant. Selon votre statut et la façon dont vous vous rémunérez (rémunération, dividendes, ou combinaison des deux), votre plafond varie sensiblement. C’est un point à instruire avant de verser.

Vous avez un contrat Madelin. Il continue d’exister et de fonctionner. Selon ses caractéristiques, il peut être conservé ou transféré vers un PER. Cela s’examine contrat par contrat : certains anciens contrats comportent des garanties qu’on ne retrouve plus aujourd’hui.

Et pour une entreprise ?

Le PER existe en version collective, souscrite par l’entreprise au bénéfice de ses salariés, et du dirigeant lui-même, selon son statut.

Le PER d’entreprise collectif est ouvert à l’ensemble des salariés. Il peut être alimenté par leurs versements volontaires, par l’intéressement et la participation, et par des versements de l’entreprise.

Le PER d’entreprise obligatoire concerne une catégorie objective de personnel définie par l’entreprise. Les versements y sont obligatoires, pour l’employeur comme pour les bénéficiaires.

Ces dispositifs présentent un traitement social et fiscal spécifique, tant pour l’entreprise que pour les bénéficiaires.

Un point mérite d’être souligné : le dirigeant peut souvent bénéficier des dispositifs qu’il met en place pour ses équipes. C’est fréquemment ignoré, et c’est parfois le levier le plus efficace de sa propre situation.

→ Contrats collectifs

Vous avez déjà un PER ou un ancien contrat retraite ?

La plupart des professionnels que nous rencontrons détiennent deux ou trois contrats hérités de différentes périodes de leur carrière. Un Madelin souscrit à l’installation, un article 83 d’un ancien employeur, un PER ouvert à la banque.

Trois questions se posent, et rares sont ceux qui peuvent y répondre.

Sur quoi êtes-vous investi ? Beaucoup de plans dorment sur le fonds en euros depuis dix ans, alors que leur détenteur a vingt-cinq ans devant lui.

Que payez-vous ? Les frais s’additionnent sur plusieurs couches, et l’écart entre les contrats du marché est considérable. Sur trente ans, une différence apparemment modeste représente des dizaines de milliers d’euros.

Qui suit votre plan ? Un PER mal géré ne capitalise pas comme il le devrait, et l’avantage du report d’impôt s’en trouve nettement réduit.

Les anciens contrats Madelin, PERP et article 83 peuvent être transférés vers un PER individuel, ce qui ouvre la sortie en capital et permet de regrouper l’ensemble sur un seul plan. Encore faut-il vérifier que le transfert vous apporte réellement quelque chose.

Votre PER est-il bien placé ? Le diagnostic, sans engagement

Les questions qui reviennent

Pour les personnes déjà équipées, nous réalisons également un audit gratuit des contrats et dispositifs existants. Nous examinons notamment leurs frais, leurs garanties et leur adéquation avec la situation et les objectifs actuels, avant d’envisager une éventuelle évolution.

« Un PER peut-il être sans frais ? »

Un PER peut être proposé sans frais sur versement, mais cela ne signifie pas qu’il ne comporte aucun coût. Il faut aussi examiner les frais de gestion du contrat, les coûts des supports, les frais d’arbitrage éventuels et, le cas échéant, les frais de transfert. Nous privilégions les solutions à 0 % de frais sur versement lorsque le contrat le permet et comparons le coût total avant toute recommandation. Comprendre notre politique de frais.

« Combien puis-je déduire ? »

Votre plafond dépend de vos revenus professionnels, de votre statut, et des plafonds non utilisés des trois années précédentes, qui restent mobilisables. C’est un calcul à faire sur pièces.

« Capital ou rente à la sortie ? »

Vous choisissez au moment de la sortie, pas à l’entrée. Le capital offre la souplesse et la transmissibilité, la rente une garantie de revenus à vie. Les deux se combinent.

« Est-ce que je peux avoir plusieurs PER ? »

Oui, et c’est parfois pertinent, notamment pour séparer les versements déduits des versements non déduits, dont les régimes de sortie diffèrent.

« Que devient mon PER si je change de statut ? »

Il vous suit. Le PER est individuel et portable : un changement d’activité, de statut ou d’employeur ne remet pas en cause le plan.

« Mon conjoint est-il protégé ? »

Oui, et c’est un point fort du PER assurantiel. Désigné comme bénéficiaire, il reçoit l’intégralité du capital sans aucun droit de transmission, quel que soit votre âge au décès. Seuls les prélèvements sociaux sur les gains s’appliquent.

Notre rôle

Nous commençons par vérifier si le PER est adapté. Ce n’est pas systématique : en dessous d’un certain niveau d’imposition, ou si vous avez besoin de disponibilité, d’autres enveloppes conviennent mieux. Nous vous le dirons.

Si le PER a du sens, nous calculons votre capacité de déduction réelle, nous sélectionnons le contrat sur le marché, et nous construisons avec vous l’allocation en fonction de votre horizon.

Nous examinons systématiquement l’articulation avec vos contrats existants, assurance-vie et anciens contrats Madelin, avant de recommander quoi que ce soit. Ces enveloppes ne se juxtaposent pas, elles se combinent.

Cette solution concerne particulièrement :

Indépendants et professions libérales · Dirigeants d’entreprise

Données fiscales à jour au 16 août 2026, intégrant la loi de financement de la sécurité sociale 2026. Sous réserve d’évolution législative. Ces informations sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil personnalisé.

Le PER est-il adapté à votre situation ?

Un premier échange, par téléphone ou en visioconférence, sans engagement.